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[ 7 août 2009 ]
Il existe un seuil à partir duquel les champs électromagnétiques peuvent avoir un effet sur la santé humaine. Il s’agit d’un un effet thermique (du type micro-ondes) qui est immédiat et qui peut engendrer de graves brûlures. Cet effet, seul effet sanitaire avéré, survient lors de l’exposition à des champs électromagnétiques très supérieurs aux valeurs limites d’exposition réglentaires fixées par le décret n° 2002-775 du 3 mai 2002. Les champs électromagnétiques émis par les téléphones mobiles et leurs antennes relais ne permettent pas d’observer de tels effets.
Les effets sanitaires thermiques des champs électromagnétiques sont bien connus de la communauté scientifique. C‘est pourquoi la recherche se concentre sur les effets non-thermiques moins bien cernés, notamment sur les éventuels effets à long terme tels que le risque de développement de cancer.
La possibilité d’effets sanitaires dus à la téléphonie mobile en dessous des seuils conduisant à des effets thermiques est étudiée (cf. recherche). Dans ce cadre, il convient de bien différencier les expositions aux champs électromagnétiques dues aux antennes relais, des expositions dues aux téléphones mobiles dont les niveaux sont très différents (cf. rapports d’expertise).
Plusieurs groupes d’experts indépendants mandatés par l’OMS, par la Commission Européenne, ou par le gouvernement français se sont penchés sur les effets sur la santé des champs électromagnétiques, au niveau mondial, européen ou national. Les avis de tous ces groupes sont concordants et ont conclu qu’en l’état actuel des connaissances scientifiques, et compte tenu des faibles niveaux d’exposition aux champs électromagnétiques autour des stations relais, l’hypothèse d’un risque pour la santé des populations vivant à proximité de ces stations ne pouvait être retenue.
Bien qu’aucune preuve scientifique ne permette de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque pour la santé, cette hypothèse ne peut définitivement être exclue. Aussi, les autorités sanitaires recommandent que la gestion de cette question s’inscrive dans le cadre d’une approche de précaution visant notamment les populations qui pourraient être plus sensibles, comme les enfants. Le groupe d’experts, créé par la Direction générale de la santé, concluait sur ce point dans son rapport remis en 2001 que "les différentes données conduisent le groupe d’experts à recommander une attitude d’évitement prudent, sans considérer que les données scientifiques actuelles justifient des mesures réglementaires contraignantes". Les mêmes conclusions furent formulées dans le rapport d’expertise remis à l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (AFSSET, www.afsset.fr) en mars 2003 et avril 2005 qui, à titre de précaution, préconise de limiter l’utilisation des téléphones portables par les enfants. Une plaquette du ministère de la santé intitulée « Téléphones mobiles : santé et sécurité » propose la mise en œuvre d’actions simples destinées à réduire l’exposition moyenne des utilisateurs de téléphone portable aux champs de radiofréquences. Ces actions consistent à utiliser son téléphone avec discernement et éviter les conversations inutiles, éviter de téléphoner en se déplaçant, favoriser les appels dans les zones où la réception est optimale, utiliser un kit piéton (oreillettes) afin d’éloigner la source d’émission des endroits du corps qui pourraient être plus sensibles.
| Un décret de 2003 interdit d’ailleurs l’usage d’un téléphone tenu en main par le conducteur d’un véhicule en circulation. En effet, le risque d’accident grave de la circulation lors de l’utilisation d’un téléphone mobile au volant est un risque avéré. L’utilisation d’un kit mains-libres, bien qu’autorisée, n’est pas une solution optimale, car la distraction induite par l’utilisation du téléphone peut être responsable de ce type d’accident. |



La Ministre de la santé et des sports.

La secrétaire d’Etat chargée des sports.
